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mercredi 17 avril 2013

Delirium livre 3 de Lauren Oliver



Délirium Livre 3  
de Lauren Oliver



Bienvenue dans un monde où les sentiments sont interdits...
La conclusion de la trilogie dystopique Delirium !


Délirium Livre 3 de Lauren Oliver


Fini l'amour, l'amitié, la peine, la crainte, la pitié... Plus de conflits, de querelles, de guerre... La société prône le contrôle et la sécurité de la « Bible » des hommes : Le Livre des trois S : sûreté, santé et satisfaction.
La paix est assurée par le Protocole : une intervention chirurgicale pratiquée sur le cerveau des adolescents de 18 ans afin de détruire toute émotion. Dès leur plus jeune âge, ils vivent dans la peur d'attraper le delirae, le sentiment amoureux et ses effets secondaires : stress, anxiété, peur, maux de ventre, etc. Grâce au Protocole, ils deviennent froids, insensibles et sont « couplés » afin de satisfaire et servir au mieux la société.
Léna, 17 ans, vit à Portland, chez sa tante. Elle doit passer son Protocole, comme Hana, sa meilleure amie. Ensemble, elles profitent du temps qu'il leur reste avant cette intervention qui signera sans doute la fin de leur amitié. Elles bravent les interdits, sortent après le couvre-feu, participent à des soirées où des jeunes gens des deux sexes se mélangent… Léna va connaître les premiers émois amoureux avec Alex, un Invalide qui n'a pas encore subi son Protocole. Pourquoi n'ont-ils pas la liberté de s'aimer ? Qu'y-a-t-il derrière les barbelés de la ville ? Exaltés par leur amour, ils vont tenter de s'échapper pour rejoindre la Nature, où des hommes vivraient libres…


Délirium de Lauren Oliver est une référence dystopique. J'attendais avec impatience le troisième et dernier tome du combat de Léna dans sa quête de liberté. Et comme à son habitude, Lauren Oliver offre un roman de qualité avec actions et rebondissements. Les relations entre les personnages se complexifient. Certaines péripéties et revirements de situation sont de vraies surprises et prouvent une nouvelle fois le talent de l'auteure. L'échiquier politique qui se dessine au fil de l'histoire est subtil et captivant avec partis politiques, alliances, complots, trahisons et soif de pouvoir.
On peut regretter le manque d'éclaircissements dans le dénouement de la trilogie. Lauren Oliver préfère le symbolisme aux réponses concrètes que peut espérer le lecteur. Cependant, les images sont fortes et le poids des mots est là. Le lecteur est submergé par la puissance des actions des dernières pages et prend part à la rébellion. 

Les qualités :
- une dystopie qui se complexifie, avec un échiquier politique captivant ;
- la narration alternée finement construite et bien ficelée entre Léna et sa meilleure amie Hana ;
- la symbolique de certains événements ; 
- actions, rebondissements, revirements de situation, aucun temps mort.

Les défauts :
- on reste un peu sur sa faim... ;
- le choix des couvertures françaises, peu attrayantes.


Note : 16 / 20

La trilogie Delirium de Jana Oliver est brillante et implacable.


Le dernier tome de Délirium m'a fait penser à ces paroles :

I don't know what's worth fighting for
Or why I have to scream
But now I have some clarity
To show you what I mean
I don't know how I got this way
I'll never be alright
So I'm breaking the habit
I'm breaking the habit
I'm breaking the habit
Tonight



 


Informations complémentaires : 
Délirium de Lauren Oliver
Chez Black Moon

lundi 24 décembre 2012

Divergente de Veronica Roth


Divergente
Divergente tome 2
de Veronica Roth


Divergente est une des dystopies incontournables du moment et l'un de mes coups de cœur littéraire de cette année. J'attendais donc impatiemment le tome 2 pour voir si celui-ci avait le même niveau d'excellence que le premier volume... 
Voici mes impressions sans plus attendre !


Divergente de Veronica Roth



On retrouve le personnage de Tris après les événements de la fin du premier tome. Les Érudits, menés par leur leader Jeanine, ont enclenché les puces secrètes des Audacieux pour en faire des soldats et prendre le pouvoir sur les quatre factions. Ils ne sont plus que des marionnettes, des machines de guerre qui exterminent les Altruistes, jugés comme des êtres faibles et inutiles. La puce n'opérant pas sur les Divergents, Tris se retrouve dans la mêlée, seule à être capable de défendre et protéger cette faction. Pour sauver sa vie, elle tue Will, un de ses amis. Ses parents Altruistes se font abattre sous ses yeux. Elle n'a plus qu'une seule chose à faire : fuir avec Quatre et mettre en place une stratégie pour venger les siens et destituer Jeanine et les Érudits responsables du massacre de toute une faction.

Veronica Roth est une auteure talentueuse. Il était extrêmement ardu d'écrire un second tome après la grosse claque de Divergent. Et le pari est réussi ! C'est extrêmement intelligent, bien conçu, ingénieux et réfléchi. 
Les scènes d'actions sont visuelles et sensorielles. Elles se déroulent sous nos yeux. Le lecteur en a une perception incroyable. Il faut souligner que les douleurs physiques sont décrites avec une précision telle que l'on se met à grimacer comme si on les ressentait... 
Les relations entre les personnages sont des connexions complexes. Tout est tissé, entrelacé, un vrai canevas qui illustre les relations entre les différents protagonistes. Qui est le traître ? Le complice ? L'ami ? Le suspense se fait donc ressentir aisément, à notre plus grande joie. Tris est Divergente. De par sa nature, elle devient une cible à abattre. L'ambiance du roman relève du thriller psychologique... et la chute est magistrale !


Les qualités :
- une narration dopée à l'adrénaline ;
- un univers qui regorge d'idées, ça fourmille d'éléments ingénieux ;
- des scènes "visuelles" et "sensorielles" qui donnent vraiment envie de voir l'adaptation ciné !

Les défauts :
- un manque d'exploitation dans la complexité des personnages ;
- un petit essoufflement narratif entre deux attaques d'Audacieux contrôlés par Jeanine...


Note : 16 / 20

Divergente est une dystopie d'excellente qualité ! A ne pas louper !



Informations complémentaires :
Divergente tome 2 de Veronica Roth 
Chez Nathan  

lundi 12 novembre 2012

Ne me touche pas de Tahereh Mafi


Ne me touche pas
Insaisissable tome 1
de Tahereh Mafi


Après avoir lu plusieurs chroniques élogieuses de Ne me touche pas sur Internet,  je me suis empressée d'acheter cette fameuse nouvelle dystopie publiée chez Michel Lafon.


Ne me touche pas 
Insaissisable tome 1
de Tahereh Mafi


Le rideau s'ouvre sur le personnage de Juliette, une jeune femme de 17 ans, enfermée depuis plus de 250 jours dans une cellule chambre de ce que l'on découvre être une prison un hôpital psychiatrique. Perturbée par son enfermement, Juliette est troublée psychologiquement. Son état se révèle par un effet stylistique : des mots ou des phrases sont rayés. Ils illustrent le fond de sa pensée et ce qu'elle ne doit pas dire. Le lecteur a ainsi l'impression in medias res de pénétrer dans la tête de l'héroïne.
On découvre que Juliette a un don une malédiction : son toucher est mortel. Après quelques instants de réflexions décousues où cette aptitude semble la faire basculer dans la folie, nous découvrons  qu'elle a accidentellement tué une personne. Le lecteur est face à une anti-héroïne qui se considère comme un monstre. Elle éprouve un profond mal-être. Juliette a été séparée de sa famille il y a plusieurs années. Ces derniers, confrontés à son terrible pourvoir, l'ont purement et simplement rejetée. Juliette a beaucoup de rancœur envers eux mais comprend leurs motivations qu'elle-même partage.
Ce double système de pensées procure le sentiment de se retrouver dans la peau d'une personne atteinte de schizophrénie. C'est à la fois extrêmement troublant et très instructif. 
Son quotidien est misérable. Juliette passe son temps devant sa minuscule fenêtre à rêver de liberté. Les secondes s'écoulent lentement, semblant s'étirer à l'infini, tel l'instant figé d'un tableau. Sa vie est bouleversée le jour où on lui impose un compagnon de cellule : Adam, le garçon dont elle est secrètement amoureuse depuis son enfance. 
Mais pourquoi lui ? Se souvient-il d'elle ? Que veut-il ?
Ceci ne peut être une coïncidence...

Tahereh Mafi signe une dystopie audacieuse par son style de narration et son univers. 
On remarque, après l'originalité des mots/phrases rayés, des tournures poétiques et métaphoriques. Nous avons parfois la sensation de lire un long poème avec des rimes élégantes, douces et enlevées. Ce lyrisme offre une infinie profondeur au texte. Nos sensations sont décuplées : nous souffrons de l'isolement avec elle, notre acuité est tout autre.
Ce premier tome est une introduction de type introspection. La complexité du personnage de Juliette prend le dessus sur le cadre et le contexte dystopiques. Nous apprenons que la société comme nous la connaissons n'existe plus. Cela est dû à une crise écologique et humaine où il n'y avait plus assez de ressources pour subvenir au besoin de chacun. Face à cette catastrophe, un gouvernement totalitaire s'est érigé : le Redressement. Dorénavant, les quelques survivants se terrent. La liberté a été bannie au profit de l'ordre. Les militaires ont pris le pouvoir. Nous restons ignorants des détails tout comme Juliette. On espère en savoir plus dans le prochain tome.


Les qualités :
- une vraie plume, unique, un lyrisme de toute beauté, enivrant ;
- une dystopie originale et audacieuse qui mise tout dans ce premier tome sur la psychologie du personnage.

Les défauts :
- un cadre dystopique encore un peu nébuleux...


Note : 16 / 20

Un univers mystérieux et intriguant, une plume poétique qui nous touche... 
Une nouvelle dystopie à découvrir sans tarder !


Pour conclure, s'il fallait illustrer ce roman par des paroles d'une chanson, 
ce serait :

Somewhere over the rainbow, 
blue birds fly...




Informations complémentaires : 
Ne me touche pas Insaisissable tome 1 de Tahereh Mafi
Chez Michel Lafon 
 
 

mercredi 19 septembre 2012

Pure de Julianna Baggott



Pure de Julianna Baggott


 Les éditions J’ai Lu publieront le 3 octobre prochain Pure de Julianna Baggott, premier tome d'une trilogie post- apocalyptique.
Verdict.


Pure de Julianna Baggott


Pure est une œuvre dystopique/post-apocalyptique oppressante où le lecteur est immergé dans un monde sans espoir.
Détruite par les bombes radioactives, la vie humaine comme on la connaît a été exterminée de la surface de la terre. Les végétaux, les plantes, les arbres et les fleurs ne sont plus. Ultime horreur du bombardement, les radiations ont provoqué des fusions sur les êtres humains : certains ont fusionné par exemple avec des objets ou des êtres vivants, d’autres avec le sol même et se retrouvent à l’état de Poussières, sortes de créatures monstrueuses en constante faim de victimes.
Seul rescapé de ce cauchemar, le peuple des Purs est formé de personnes ayant réussi à rejoindre le Dôme à temps. Bénéficiant de soins de qualitées et d’une technologie très avancée, les habitants du Dôme vivent en autarcie.
Nous suivons le récit de la survie de Pressia, adolescente de 16 ans, dans ce monde gris, pauvre, sans couleur ni espoir où la poussière des Détonations ne semble jamais se poser malgré les dix années qui se sont lentement écoulées dans ce monde à l’agonie. La jeune fille a pour particularité d’avoir fusionné avec son doudou. Sa main droite s’est mêlée au plastique de la tête de sa poupée.
Pressia vit avec son grand-père dans un bâtiment qui abritait avant les bombardements un salon de coiffure. Le vieil homme a fusionné avec un ventilateur qui est dorénavant coincé dans sa gorge. A cause de la poussière, celui-ci s’enraye et menace de s’arrêter de tourner, mettant en péril sa vie.
Partridge est un jeune Pur. Oppressé par le mode de vie stricte et réglementé du Dôme, il n'aspire qu'à une seule chose : sortir. Mais est-il prêt à découvrir le vrai visage du monde ?


Je reste très mitigée par ce premier tome de Pure.
Ayant lu auparavant et beaucoup apprécié Les Faucheurs sont les anges d’Alden Bell aux éditions Bragelonne, j’ai été peu surprise du style de Julianna Baggott. On retrouve dans ces deux récits une narration au temps présent, avec comme personnage central une jeune fille d’une maturité exceptionnelle qui tente de survivre dans un monde déshumanisé. Il n'y avait donc pas ici de véritable découverte au niveau du style de l'auteure, du temps de la narration et de l'héroïne.
La narration alternée entre les différents protagonistes, Pressia, Partridge, Lydia, El Capitan,… et l’un des points forts du roman. La violence est barbare, brutale, gratuite et sans complaisance. C’est un élément qui ne m’a plu. Le surenchérissement d’événements chaotiques et dramatiques ne m’ont pas convaincu.  Ce désir de détruire dans le récit tout élément d’espoir, de joie ou de bonheur m'a refroidi et au final lassé. Même si Pure n’est pas pour moi une révélation ou un coup de cœur, il faut reconnaître que le récit possède un caractère fort. Malheureusement, ce dernier ne m'a pas touché...


Les qualités de ce premier tome :
- une narration alternée judicieusement utilisée ;
- une trame dramatique bien exploitée.

Les défauts de ce premier tome :
- un surenchérissement de catastrophes, pertes et autres malheurs ;
- la déshumanisation qui évolue vers la monstruosité, l'horreur et le grotesque ;
- où est l'espoir dans tout cela ?!



Note : 10 / 20

Un premier tome avec beaucoup de personnalité mais d'un univers d'une obscurité sans fond.
Face à un tel surenchérissement de souffrances qui confère une ambiance noire, froide et oppressante, je préfère passer mon chemin...  


Enfin, s'il fallait illustrer le roman par des paroles d'une chanson, ce serait :

Noir c'est noir...
Il n'y a plus d'espoir...




Informations complémentaires :
Pure de Julianna Baggott
Chez J'ai Lu